Microcrédit : quelles sont les démarches à suivre ?

Le microcrédit ne vise pas les mêmes cibles que les prêts bancaires conventionnels. Il s’adresse souvent aux personnes que les institutions financières ont exclues. C’est le cas des étudiants, sans emploi ou bien des foyers dans une situation précaire. La démarche pour obtenir l’aide en numéraire reste relativement simplifiée.

Passer par une association ou un bureau de prévoyance sociale

Un simulateur en ligne de microcrédit permet de savoir si une personne est éligible pour ce système ou non. Dans tous les cas, il s’agit d’un financement à vocation sociale. Il est important de répondre aux critères imposés par les bailleurs. L’âge et le niveau de revenu sont déterminants. Les handicapés et ceux qui touchent les allocations familiales sont aussi encouragés à souscrire à ce type d’aide financière. Dans tous les cas, il ne faut plus s’adresser aux banques. C’est davantage vers les organismes d’accompagnement social que les emprunteurs devront se tourner. Il s’agit souvent d’association de prise en charge de handicap. Les centres d’action dépendant d’une collectivité œuvrent aussi dans le domaine. Il y a même les mouvements structurés contre l’exclusion ainsi que les bureaux engagés dans l’insertion professionnelle. Quelle que soit la forme juridique de l’entité d’aide, elle n’octroie pas directement des prêts. Son rôle se limite à réorienter tous ceux qui viennent à elle vers un établissement bancaire agrée. Le Fonds de Cohésion sociale (FCS) régit tout le secteur. Il impose un canevas pour les institutions ou entreprises souhaitant travailler dans le domaine de la microfinance. Ces différents acteurs maintiennent un système de suivi. Ce qui permet de savoir quels ménages ont mené leur démarche jusqu’au bout et qui pourront encore être épaulés.

Suivre les différentes étapes jusqu’au déblocage du microcrédit

La demande de microcrédit peut légèrement varier selon l’entité que l’emprunteur a contactée. De manière générale, la démarche commence par une entrevue. Cette rencontre permet de faire le point sur la situation financière du requérant. C’est l’occasion de faire une simulation pour savoir si la personne est effectivement éligible à un financement de portée sociale. En effet, il faudra toujours rembourser la somme empruntée. L’analyse de chaque cas peut prendre un certain temps. Par ailleurs, le microcrédit demande généralement un motif. Le projet devrait être détaillé dans un dossier en bonne et due forme. Le souscripteur devrait apporter les preuves qu’il a la possibilité de rembourser ses passifs. La capacité d’endettement reste souvent bien en dessous du tiers des revenus. L’association peaufine la requête et oriente son initiateur vers l’organisme de financement qui pourrait lui accorder son prêt. Il s’agit d’une banque partenaire dont les conditions ont été plus simplifiées que d’ordinaire. Le créancier prend la peine de faire sa propre analyse et donne sa réponse. Dans l’affirmative, la signature du contrat de crédit se fait quelques jours après le début des démarches. Si jamais l’emprunteur rencontre un problème pour le versement des mensualités, les banquiers s’adressent au référent associatif. Conformément à la loi Lagarde (n° 2010-737 du 1er juillet 2010), les créanciers peuvent valoir leur droit d’être remboursés.

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